Il semblerait bien que l’on n’aura pas beaucoup de choses à se mettre sous la dent lors de ce semestre de Présidence hongroise, qui a déjà assez mal commencé côté [LIBE].
Les intentions de Budapest dans ce domaine restent bien maigres pour faire avancer le « programme de Stockholm »1. Au programme donc :
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faire avancer les projets d’indemnisation des victimes de crimes au niveau de l’UE,
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accroître l’efficacité de la lutte contre le crime organisé et la cybercriminalité,
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faciliter les héritages transfrontières et les régimes matrimoniaux à l’échelle.
Côté Asile, après une Présidence belge partie avec des ambitions très hautes et finalement confrontée à un blocage forcené du côté des Etats membres, on s’en remet désormais au « Quatuor » des présidences présentes et à venir (Hongrie, Pologne, Danemark et Chypre) pour conclure enfin un Régime d’Asile Européen Commun à l’horizon 2012. Dans les couloirs bruxellois, on entend pourtant déjà qu’il ne faudra pas compter sur la Hongrie pour faire de grandes avancées… quelle surprise !
Dans le « programme » également, la conclusion de la stratégie européenne vis-à-vis des Rroms, que je vais surveiller de près afin de voir si une nouvelle fois sur ce sujet, les institutions parlent ou bien parlent ET agissent.
C’est enfin sous présidence hongroise que l’UE évaluera, pour la première fois, la mise en œuvre de la Charte des droits fondamentaux, rendue contraignante avec l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne il y a un an. Situation assez cocasse, quand on sait que la Hongrie est accusée en ce moment de violer les dispositions de cette même Charte avec sa loi sur les médias.
Bref, on ne risque pas d’indigestion, c’est certain.
1 Programme quinquennal fixé en 2009 (sous présidence suédoise, d’où son nom…) et visant à développer la coopération judiciaire et d’affaires intérieures, dans le but de « rapprocher l’Europe de ses citoyens« .
