En ce 8 mars, à l’occasion de la journée internationale des femmes, la députée européenne Sylvie Guillaume revient sur plusieurs dossiers récemment débattus au Parlement Européen à propos des droits des femmes.
Il y a eu notamment le récent texte sur l’égalité des femmes et des hommes dans l’Union, porté par le socialiste belge Marc Tarabella. C’est en effet un homme qui a porté ce rapport, qui a été voté à une large majorité par le Parlement Européen. « C’est une excellente nouvelle, analyse Sylvie Guillaume, car c’est la première fois depuis presque 10 ans qu’un texte voté par le Parlement européen fait mention du droit à la contraception et à l’avortement »
Ensuite, le débat sur le congé maternité progresse au Parlement. Récemment, la commission FEMM a arrêté sa position, selon laquelle il faut un congé maternité de 20 semaines minimum dans toute l’Europe, ainsi qu’un congé paternité obligatoire de deux semaines. Car la véritable égalité passe par un partage réel des responsabilités au sein de la famille.
Par ailleurs, l’Assemblée Nationale a voté à la quasi-unanimité la résolution portée par la députée socialiste du Rhône Pascale Crozon sur la clause de l’Européenne la plus favorisée. De gauche comme de droite, hommes et femmes ont voté ce texte qui ouvre la porte à une loi préparant les droits les plus protecteurs pour les femmes, dans de nombreux domaines: emploi, maternité, violences, etc.
« Ce que je retire de ces différentes avancées parlementaires, précise Sylvie Guillaume, c’est que les mentalités continuent d’évoluer. Les combats féministes ne sont plus l’apanage des femmes et sont de plus en plus portés par les hommes, et nous travaillons aussi à la place des pères. C’est un signe encourageant ».
« Le chemin à parcourir est encore long pour parvenir à une réelle égalité des genres, et abolir toutes les formes de discriminations directes et indirectes que subissent les femmes. Dans beaucoup de domaines, comme les violences, l’égalité professionnelle, la santé, beaucoup de progrès restent à faire. Il semblerait toutefois que cette année, le 8 mars puisse être l’occasion d’un certain optimisme »

