En marge de cette session, j’ai représenté le Groupe des Socialistes&Démocrates lors d’une conférence de presse commune avec les Libéraux, les Verts et la GUE, concernant le récent rapport de Médecins sans Frontières – Au-delà du Mur – sur la situation des centres pour migrants en Italie. La présence de cette ONG majeure dans le paysage des droits de l’homme est essentielle, pour que les besoins spécifiques des personnes vulnérables soient pris en compte de façon prioritaire, dans le respect de la dignité humaine.
Ce rapport illustre bien selon moi la tendance européenne à l’enfermement comme mode de gestion des flux migratoires. Les migrants sont, indistinctement, qu’ils soient demandeurs d’asile ou pas, enfermés dans des lieux d’exception aux conditions carcérales, alors même qu’ils n’ont commis aucun crime. Ce regard critique que les ONG nous offrent, doit continuer à être porté sur ces zones qui sont véritablement devenues des zones de non-droit. MSF montre aussi que ce droit de regard est toutefois fragile, à l’exemple du centre de Lampedusa auquel l’association n’a pas pu accéder et où mon ancienne collègue Martine ROURE a mené par le passé une délégation à qui l’on a tenté de cacher l’état déplorable dans lequel il se trouvait.
Le défi sera à présent de suivre les effets de la mise en œuvre de la tristement célèbre « directive retours ». Certains Etats membres comme l’Italie ou la Grèce ont déjà allongé leur délai de rétention pour s’aligner sur la norme européenne, aussi nous devrons être vigilants et dénoncer les exploitations abusives qui pourraient être faites d’un tel texte dans les Etats membres.


Que faire ? comment arriver à humaniser les pratiques des autorités nationales face à la détresse des populations venant frapper à nos portes ? ce sujet devrait être gérer par l’europe. Surtout qu’il risque de s’aggraver dans l’avenir avec les déplacements de populations climatique. Pourquoi les gouvernants refusent d’ouvrir les yeux sur l’urgence de la situation ?