Lors des débats en session plénière au Parlement, les temps de parole font l’objet de délicates négociations au sein des groupes politiques. Chaque groupe parlementaire se voit attribué un certain temps de parole, proportionnel à son poids politique, qui est ensuite réparti (en toutes petites tranches d’une ou deux minutes) entre les membres du groupe qui en font la demande. Forcément, sur des débats sensibles, les demandes se bousculent, et pour un temps limité, il est difficile de satisfaire toutes les demandes.
Alors on a inventé le «Catch the Eye » pour encourager les plus motivés. A la fin du débat, quand les tours de paroles sont épuisés, on a donc droit à une deuxième chance. Il faut – en théorie – attirer l’attention du président de séance pour avoir l’occasion de prendre la parole. Pour une minute chrono, pas plus !
Bon, en pratique, pas besoin d’agiter les bras pour avoir une chance de parler, on s’inscrit et on croise les doigts pour être dans le haut de la liste.
Aujourd’hui, dans le cadre de la discussion sur le programme de Stockholm, je n’avais pas pu obtenir de temps de parole pour ce débat. Mais grâce à ce « catch the eye » j’ai pu intervenir, à la toute dernière minute. Une option à exploiter, c’est certain !
