
Les 1er et 2 septembre était pour moi placés sous le signe de la rentrée parlementaire à Bruxelles, accompagnée de son lot de réunions se succédant… ou parfois hélas se chevauchant ! Un rythme soutenu donc avec les commissions Affaires constitutionnelles (AFCO), puis Femmes (FEMM), et enfin Libertés civiles, Justice et Affaires intérieures (LIBE) dont je suis membre.
Toutes ces commissions parlementaires ont été émaillées par le défilé des ministres suédois venus présenter le programme de travail de la présidence suédoise de l’UE -deuxième semestre 2009- et répondre aux questions des eurodéputés, soucieux que le Conseil leur porte une écoute attentive au fil des semaines à venir.
Deuxième sujet important à l’ordre du jour des commissions : le budget et ses procédures… initialement assez obscures aux néophytes ! A la commission FEMM, les votes sur le budget s’annonçaient difficiles face à la droite. Plusieurs associations, comme le Lobby Européen des Femmes, m’avaient sollicitée sur les amendements déposés par l’ancienne présidente de cette commission, la PPE slovaque Anna ZABORSKA. Farouchement hostiles à l’avortement et à l’action d’associations du type Planning familial (voyez par vous-mêmes), ces amendements ont pu fort heureusement être défaits, grâce à une majorité de Gauche, des Verts et des Libéraux.
L’autre dossier polémique qui a opposé la gauche à la droite lors de cette même réunion, c’est celui du congé maternité, sujet qui s’était notamment imposé lors de la campagne des Européennes de juin dernier. En effet, grâce à une manœuvre pitoyable en toute fin de mandature, la droite avait renvoyé ce texte aux calendes grecques plutôt que de montrer aux citoyens sa véritable opposition à un allongement du congé de maternité. Dans un débat marqué par un silence éloquent du PPE, ma collègue du groupe Socialistes & Démocrates Edith ESTRELA, a montré qu’elle était plus que jamais déterminée à faire avancer un congé maternité de 20 semaines, accompagné de mesures permettant de ne pas précariser les femmes, ainsi que la création d’un congé de paternité obligatoire, en adéquation avec l’évolution de nos sociétés et le nouveau rôle des pères (Voir le dossier législatif sur le site du Parlement Européen). Joignant ainsi les actes aux mots, nous soutenons autant de mesures indispensables à un véritable changement des mentalités sur le rôle des femmes et pour parvenir à une véritable égalité des genres.
